Détection d'iode 131 en Europe centrale : aucun risque en Belgique
Le 11 novembre dernier, l'AFCN a été informée de la détection d'iode 131 dans plusieurs pays d'Europe centrale.
Dans le cadre du programme de surveillance radiologique du territoire, aucune présence significative d'iode 131 n'a été détectée en Belgique. Autrement dit, aucun risque pour la population et l'environnement n'est à signaler puisque la présence de ce radioélément dans l'air reste extrêmement faible, inférieure aux limites de détection de nos laboratoires de mesure. (Consulter les résultats des analyses sur les échantillons prélevés entre le 23/10 et le 13/11)
Si la cause et l'origine de ces rejets d'iode 131 doivent encore être déterminées, il est exclu que ceux-ci puissent provenir d'un réacteur nucléaire. Si tel était le cas, l'iode 131 serait accompagné d'autres radioéléments. Or, les analyses effectuées jusqu'alors n'ont pas mis en évidence la présence d'autres éléments radioactifs.
Plusieurs indications permettent par ailleurs d'écarter l'hypothèse d'un nouveau rejet d'iode 131 provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. D'une part, l'iode 131 rejeté au début de l'accident a disparu, étant donné sa courte période radioactive. De même, les réacteurs endommagés, à l'arrêt, ne produisent plus de quantités significatives d'iode 131 depuis lors. D'autre part, si les concentrations mesurées à l'heure actuelle étaient directement liées à un rejet sur le site de Fukushima, des niveaux bien plus importants auraient été mesurés au Japon.
Enfin, il s'avère que des traces d'iode 131 ont récemment été détectées en France. Cette différence de détectabilité peut s'expliquer par la trajectoire des masses d'air provenant d'Europe centrale.
L'Agence Internationale de l'Énergie Atomique ainsi que ses partenaires analysent actuellement la cause et l'origine de ces rejets.
16 Novembre 2011



