Justification de l'exposition radiologique des patients : l'AFCN présente les premiers niveaux de référence diagnostiques belges
L'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) vient de présenter aux radiologues les premiers niveaux de référence diagnostiques belges par type d'examen radiologique. Il s'agit d'une étape importante dans l'optimisation de la dose au patient en relation avec le résultat recherché. Jusqu'à ce jour, le radiologue disposait de peu de données objectives sur lesquelles il pouvait baser son évaluation de la dose administrée. Les niveaux de référence présentés permettent de comparer les doses administrées aux patients dans un centre et de les ajuster si nécessaire.
Entre-temps, l'AFCN a également posé les premiers jalons de la collecte des données qui doit permettre de spécifier les niveaux de références pour chaque technologie et chaque pratique.
Un des fers de lance de la politique de l'AFCN consiste à conscientiser tant le radiologue que le patient sur l'intérêt de la réduction de la dose au patient en appliquant des techniques de réduction de dose de manière justifiée et adéquate.
Politique
Au cours de ces trois dernières années, l'AFCN s'est efforcée de mobiliser un maximum de centres radiologiques dans le cadre de cette collecte de données. Ce ne fut pas évident, notamment en raison du nombre élevé de cabinets privés. Depuis lors, 240 des centres radiologiques (environ la moitié) ont transmis des données. D'un point de vue géographique, ces cabinets sont répartis de manière représentative.
L'initiative a toutefois insufflé une dynamique positive. Ainsi, par exemple, les fabricants considèrent désormais la dose aux patients comme un paramètre à prendre en compte afin d'améliorer leur offre d'appareils.
Historique
Les radiographies, les CT-scans, la radiothérapie, etc. contribuent indiscutablement à l'amélioration des possibilités de diagnostic et de traitement. En parallèle, chacun est de plus en plus conscient qu'un excès d'expositions (inutiles) aux rayonnements ionisants peut nuire à la santé. Ce constat est d'autant plus vrai pour les groupes sensibles comme les enfants ou les enfants à naître.
Nous observons au niveau mondial une augmentation des doses, due d'une part à la surconsommation et d'autre part aux nouvelles techniques toujours plus efficaces, mais qui impliquent souvent également des doses plus élevées. En Belgique, le secteur médical représente 43% de la dose de rayonnements ionisants à laquelle nous sommes exposés.
Pour de plus amples informations :
Karina De Beule
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28 Juin 2010



