L'AFCN commente les principaux résultats du séminaire sur la radiologie interventionnelle qu'elle a organisé le 25 mars dernier.
Taux de participation au séminaire.
- Commentaires sur les principaux résultats
- Executive summaries
- Conclusions du panel de spécialistes
La radiologie interventionnelle est l'utilisation, en médecine, d'appareils émetteurs de rayons X pour guider certaines interventions et procédures invasives, notamment dans le domaine cardiologique et vasculaire. Ce type de technique, en pleine expansion, et qui sauve de nombreuses vies, entraîne malheureusement souvent des expositions aux rayons X à des doses élevées. Ceci est dû à la longueur et à la difficulté des procédures, qui demandent des temps de scopie prolongés et de nombreuses acquisitions d'images. Ces expositions aux rayons X sont si importantes qu'elles peuvent occasionner des lésions radiologiques, en particulier au niveau de la peau des patients. Les praticiens réalisant ces examens reçoivent eux-mêmes des doses beaucoup plus élevées qu'en radiologie classique.
Pour ces raisons, les autorités européennes ont promulgué, il y a quelques années, une directive imposant, notamment, la mesure des doses aux patients et la collaboration des médecins avec des experts en radiophysique médicale, cela en vue de diminuer autant que possible les doses occasionnées par les procédures, tout en garantissant la qualité d'image nécessaire et suffisante pour obtenir un diagnostic fiable et donc un traitement optimal.
Dans la ligne de ces exigences européennes, l'AFCN a financé une vaste étude. Celle-ci n'est d'ailleurs qu'un début et sera suivie d'autres campagnes de mesure. L'étude, soutenue par le Conseil supérieur d'Hygiène, a été menée en Belgique pendant deux ans, en collaboration avec différentes universités, centres de recherche et hôpitaux. Pas moins de 8 centres cardiologiques et 17 services de radiologie interventionnelle ont participé à ce travail. Et, lors du séminaire organisé ce 25 mars par l'AFCN, ses principaux résultats ont été présentés devant 120 spécialistes, parmi lesquels des médecins radiologues, des cardiologues, des chirurgiens vasculaires, des anesthésistes, des médecins du travail, des experts en radiophysique médicale et des experts en radioprotection .
L'étude a d'abord confirmé que les doses liées à ces procédures sont élevées. Ensuite, et surtout, elle a mis en évidence de fortes disparités de dose parmi les différents centres et services, pour un même résultat diagnostique ou thérapeutique. Les causes de ces irradiations inutiles ont été analysées et cela a permis de dégager une série de recommandations de bonne pratique, portant sur le choix de l'équipement, son maintien en bon état dans le cadre de programmes d'assurance de qualité, ainsi que sur les techniques et procédures à préférer. La nécessité d'améliorer la formation et le training des praticiens et de garantir leur formation continue a aussi été un des enseignements. L'étude a permis de définir des niveaux d'alerte aisés à contrôler en cours d'examen et permettant de prévenir le médecin en cas de risque de lésion de la peau du patient. L'importance d'une meilleure protection du staff médical lui-même a également été montrée, en particulier par le suivi de la dose reçue au niveau des yeux (risque sérieux de développement prématuré de cataracte).
Les "executive summaries" et les conclusions tirées par le panel de spécialistes invités à la table ronde sont publiés sur ce site web.
L'AFCN est l'autorité publique belge chargée de protéger la population, les travailleurs et l'environnement contre les dangers des rayonnements ionisants.
17 Mai 2006



