Les autorités organisent des mesures de contrôle visant à rassurer les compatriotes inquiets de retour du Japon
Dès aujourd'hui, les personnes inquiètes qui reviennent du Japon peuvent s'adresser à l'AFCN (l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire) et au SCK•CEN (Centre d'Etude nucléaire) pour mesurer leur niveau de radioactivité. A cet effet, la Défense mettra au cours des prochains jours les installations de l'Hôpital militaire de Neder-over-Hembeek à disposition.
Depuis les récents tremblements de terre et l'accident nucléaire à Fukushima, plusieurs de nos compatriotes sont revenus en Belgique.
L'AFCN souligne qu'aucune contamination n'a été constatée à ce jour, même sur les personnes qui ont séjourné plusieurs jours dans un rayon de 80 km autour des centrales touchées. Toutefois, les personnes inquiètes qui souhaitent faire part de leur angoisse peuvent dès aujourd'hui composer le numéro gratuit du Call Center de la Campagne Risques nucléaires : 0800/14689. Les premiers conseils leur seront donnés. S'il s'avère qu'une personne doit subir des examens plus poussés, un rendez-vous sera immédiatement fixé. Ce service est gratuit.
En quoi consistent ces mesures de vérification ?
La vérification porte sur la contamination radioactive tant interne qu'externe. La vérification de la contamination externe consiste à passer un détecteur manuel le long du corps.
On contrôle ensuite que la thyroïde n'a pas été contaminée. La personne contrôlée se tient pendant une minute devant un appareil de mesure. L'objectif consiste à évaluer la nature de la contamination radioactive ainsi que sa gravité.
Ces mesures de contrôle ne comportent pas le moindre risque radioactif : les appareils utilisés n'émettent aucun rayonnement, ils ne font que détecter les rayonnements éventuels.
En outre, ces contrôles sont entièrement indolores et peuvent également être effectués sur des femmes enceintes et sur des enfants. Ces deux groupes de la population constituent les groupes-cibles prioritaires en raison de leur sensibilité aux rayonnements.
Il est également possible de vérifier, à l'aide d'un détecteur, si les bagages emportés n'ont pas été contaminés.
Les méthodes de mesure utilisées sont ultra sensibles de manière à pouvoir détecter la moindre contamination, aussi minime soit elle. Ces infimes contaminations n'ont toutefois pas le moindre effet sanitaire. Si les valeurs mesurées sont plus élevées, les personnes concernées peuvent éventuellement être orientées vers les laboratoires du SCK•CEN (Centre d'Etude nucléaire) à Mol où elles subiront des analyses plus poussées.
Pour de plus amples renseignements :
Karina De Beule, Porte-parole AFCN, 0475/48 05 98
Anne Verledens, Communication SCK•CEN, 0475/75 13 47
21 Mars 2011



