Point de vue de l'AFCN suite à l'article paru dans Humo
Chacun a le droit d'être pour ou contre l'énergie nucléaire et d'exprimer son point de vue à ce sujet. Dans le magazine Humo, relayé dans plusieurs autres médias, Alain de Halleux adopte un ton catastrophé en affirmant que nos centrales nucléaires ne sont pas sûres et qu'un Fukushima peut se produire à tout moment en Belgique. Résultat : inquiétude parmi la population et confusion totale face au spectre d'une catastrophe nucléaire. Au lieu de se focaliser sur la situation d'urgence humanitaire qui se joue au Japon où plusieurs centaines de milliers de Japonais souffrent des conséquences de cette terrible catastrophe, l'actualité est ici détournée de façon à diffuser un message personnel. En optant pour une analyse rigoureuse des risques et en nous basant sur des faits avérés, notre approche rejoint celle de Greenpeace par exemple qui, loin d'être un partisan de l'énergie nucléaire, effectue des mesures sur place. Nous devons évidemment tirer les leçons des événements du Japon et les stress-tests imposés par le gouvernement doivent être mis en œuvre aussi vite que possible. Leur résultat permettra de confirmer, de relativiser ou d'invalider l'état de sûreté de nos installations. S'il s'avère que nos centrales ne sont pas sûres, nous devrons prendre les mesures nécessaires, aussi pénibles soient-elles. C'est uniquement grâce à un contrôle indépendant et en communiquant de manière transparente une information objective à la population que nous pourrons solutionner les problèmes, et non pas en dramatisant les faits au profit d'un quelconque intérêt personnel. En tant qu'autorité de sûreté, il est de notre devoir de présenter aux instances politiques des critères objectifs qui leur permettront de décider quel niveau peut être considéré comme « suffisamment sûr ».
5 Avril 2011



