4. Limitation de l'impact du fonctionnement des installations nucléaires
Outre la prévention d'accidents avec leurs éventuelles conséquences pour les travailleurs, la population ou l'environnement, des mesures sont également prises afin de limiter les conséquences de l'exploitation normale.
L'impact potentiel de toute opération ou pratique est vérifié au préalable. Avant l'exécution de la tâche, une méthode de travail est recherchée pour les travailleurs afin que la dose de rayonnement reçue durant l'opération soit minimale. La procédure « ALARA » (ALARA : As Low As Reasonably Achievable – aussi faible que raisonnablement possible) permet d'évaluer préalablement en profondeur les tâches pouvant occasionner une exposition des travailleurs. On détermine s'il est possible de réduire les doses en adaptant les méthodes de travail, le planning, la technologie utilisée, etc.
La dose légale maximale pour l'ensemble du corps pour les travailleurs en Belgique est de 20 mSv sur une période de 12 mois consécutifs glissants. Le SCK·CEN limite volontairement la dose pour le personnel, y compris les travailleurs des sous-traitants, à 10 mSv par an.
Les rejets radioactifs gazeux sont toujours maintenus au minimum au moyen de systèmes de filtrage adaptés. Les déchets radioactifs liquides et solides sont systématiquement collectés et traités par la suite par une entreprise spécialisée afin de minimiser leur impact sur l'environnement.



