Radiothérapie
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Des déclarations d'événements
Directives AFCN relatives aux modalités et critères de déclaration à l'AFCN
Concertation “Notification d'incidents en Radiothérapie” – 03/09/2010
Le vendredi 3 septembre 2010, l'AFCN a organisé, à la demande du Collège des Médecins en Radiothérapie, une rencontre de concertation sur le thème de la notification d'incidents et l'échange d'informations en radiothérapie.
- Historique et contexte
- Programme et présentations 03/09/2010
- Conclusions de la réunion
- Groupe de travail : communication externe
L'AFCN promeut la notification, l'enregistrement et l'analyse d'incidents car le retour d'expérience contribue positivement à la prévention d'incident d' un même type. En effet, l'échange d'informations sur les causes et les conséquences des (presqu')incidents permet de faire profiter l'ensemble du secteur de l'expérience acquise localement au sein d'un service radiothérapeutique. A cette fin, l'Agence publie sur son site web des informations (anonymisées) sur les incidents qui lui sont notifiés. Les différents services radiothérapeutiques de notre pays peuvent en outre y trouver toutes les informations que reçoit l'Agence concernant des incidents ou accidents survenus à l'étranger.
Aux Etats-Unis, la Nuclear Regulatory Commission (U.S.NRC) transmet annuellement au Congrès un rapport dans lequel elle reprend les ‘événements anormaux' qui se produisent dans le secteur nucléaire, y compris les anomalies constatées en radiothérapie. Le dernier rapport est aujourd'hui disponible. Les anomalies rapportées concernent principalement des traitements de la thyroïde par iode-131 et des brachythérapies de la prostate par implants de grains d'iode-125.
Site web : www.nrc.gov
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NUREG-0090
Résumé des déclarations d'événements en 2011
Perte d'un fil d'Iridium-192
Le 25 juin 2011, le service de contrôle physique d'un hôpital a avisé le rôle de garde de l'AFCN d'une perte d'un fil d'Ir-192. Plus tôt dans la journée, l'absence d'un fil d'une longueur de 2,5 cm avait été constatée au moment de retirer les fils d'Iridium utilisés lors d'un traitement d'épithéliomas cutanés (procédure à faible débit de dose). Ce fil fut retrouvé quelques heures plus tard dans les déchets de cuisine par le service de garde du service de contrôle physique et par le radiophysicien médical de garde. Plus d'infos...
L'analyse de l'incident a révélé que le fil avait été versé dans les déchets de cuisine en même temps que le plateau contenant les restes du repas de midi. Les limites de dose n'ont pas été dépassées lors de cet incident.
En réponse à cet incident, le service concerné a pris les mesures suivantes :
- Dorénavant, lors d'un traitement à l'Ir-192, les déchets et les plateaux de repas ne seront plus enlevés de la chambre avant que les fils n'aient été retirés du patient.
- Le nettoyage n'aura plus lieu pendant la durée du traitement. En outre, la procédure de nettoyage sera revue (mode de nettoyage + matériaux) et le matériel de nettoyage ne quittera plus la zone contrôlée.
- Les mesures de protection (protections de chaussures, gants...) et le règlement des visites seront les mêmes que ceux appliqués pour les traitements à l'I-131.
- La procédure de traitement à faible débit de dose impliquant l'Ir-192 sera revue en profondeur et un chapitre intitulé ‘Actions en cas de perte de fils d'Ir' y sera inséré.
L'hôpital considère en outre la possibilité d'installer un compteur Geiger-Muller à la porte donnant accès aux chambres d'hospitalisation afin de pouvoir mesurer le niveau de rayonnement des personnes et du matériel qui quittent les chambres.
Incident d'irradiation lors d'un traitement radiothérapeutique
Le 29 mars 2011, l'AFCN a été informée par un hôpital d'une erreur d'irradiation subie par une patiente atteinte d'un cancer du sein lors d'un traitement impliquant des électrons à haute énergie. Dans un premier temps, le médecin traitant a introduit dans le système d'enregistrement et de vérification (Mosaiq) une prescription de 20x200 cGy à Dmax avec une énergie de 4MeV. Le traitement clinique a commencé trois jours plus tard, ce qui implique que le radiothérapeute décide du paramétrage (dimensions du champ, angle gantry) et du nombre d'unités moniteurs (UM) au moment de démarrer le traitement. Douze jours après la fin de son traitement, la patiente en question a contacté son médecin traitant par téléphone au sujet d'une sérieuse réaction cutanée. En consultant les données relatives à l'irradiation, il s'est avéré que la patiente avait reçu lors de chaque fraction le double du nombre d'UM prescrit. La dose journalière administrée s'élevait donc à 400cGy au lieu de 200cGy. Plus d'infos...
Le nombre adéquats d'unités moniteurs a été calculé sur base du facteur de sortie appelé output factor de l'appareil utilisé, des dimensions du champ et de l'énergie. Pour des raisons qui restent à ce jour inconnues, un nombre incorrect d'UM a été introduit dans le système d'enregistrement et de vérification et ensuite approuvé par le médecin. En temps normal, un radiophysicien vérifie après la première fraction si le calcul est correct. Ce contrôle s'effectue à la demande du personnel soignant qui complète la « Quality Check List » du système d'enregistrement et de vérification. Toutefois, comme cette demande n'a pas été formulée, le contrôle n'a pas eu lieu. L'absence d'approbation du physicien n'a pas non plus été remarquée lors de l'appel quotidien du patient dans le système d'enregistrement et de vérification, ni lors du contrôle mensuel de son fiche.
Le médecin traitant a informé la patiente de ce problème et il a discuté avec elle de la suite du traitement.
Pour éviter que cette erreur ne se reproduise, le centre de RT concerné a pris les mesures suivantes :
- Les UM seront calculées autant que possible avant le démarrage de chaque traitement par électrons;
- Lors du démarrage de chaque traitement par électrons, un double contrôle du nombre d'UM sera effectué par le radiophysicien médical;
- Un contrôle de la fiche du patient sera effectué chaque semaine dans le système d'enregistrement et de vérification.
L'AFCN analysera en profondeur l'incident en étroite collaboration avec le centre concerné afin d'identifier toutes les conditions et tous les éléments qui ont provoqué l'incident.
Exposition accidentelle d'un radiophysicien
Le 22 mars 2011, l'AFCN a reçu un formulaire en ligne de notification d'un incident impliquant un radiophysicien médical qui a été exposé pendant une courte durée (30-60s) à un débit de dose élevé de rayonnement. L'exposition a eu lieu lorsque la source d'Ir-192 d'un projecteur HDR ne s'est pas automatiquement repositionnée dans la cellule de l'appareil lors de l'ouverture de la porte du bunker. L'enquête a révélé que l'interrupteur de porte ne fonctionne pas lorsque l'appareil est en mode ‘service' comme c'est le cas lors de mesures de test ou de mesures de contrôle de la qualité. L'entreprise concernée a depuis lors confirmé que l'interrupteur ne fonctionne que quand l'appareil est opérationnel en mode ‘clinique'.
Suite à ce qui s'est passé, le service concerné a pris les mesures suivantes : Plus d'infos...
- Un dosimètre à lecture directe avec fonction d'alarme doit désormais être porté lors des procédures de test et de contrôle de la qualité.
- Le transfert aux collègues de la connaissance des procédures (peu fréquentes) doit être amélioré.
- Des exercices de procédure d'urgence doivent être organisés en utilisant une source factice.
Etant donné que l'incident impliquait un dispositif médical, l'AFCN a briefé l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) et elle a demandé un rapport de vigilance à l'entreprise concernée en lui enjoignant de prendre des mesures correctives à court et moyen terme. L'AFCN et l'AFMPS continueront d'assurer le suivi de l'incident conformément aux procédures de vigilance d'usage.
Erreur de positionnement d'un patient
Le 18 février 2011, l'AFCN a été informée, grâce au formulaire de notification d'incident en ligne, d'un incident lors de l'irradiation d'un patient traité par irradiation en deux endroits, à savoir au niveau du fémur et de l'articulation sacro-iliaque. Lors de 4 fractions successives, ce patient a été mal positionné dans l'appareil de radiothérapie et la dose destinée à l'articulation sacro-iliaque a été administrée au niveau du fémur. Pour les deux indications, le patient devait se trouver dans la même position lors de l'irradiation, à savoir avec les pieds orientés vers le gantry. Toutefois, comme une irradiation du bassin se fait généralement avec la tête orientée vers le gantry, le patient a changé de position pour le traitement de l'articulation sacro-iliaque. Dès que l'erreur a été constatée, le programme de traitement a été adapté pour les fractions restantes afin d'éviter toute incidence néfaste pour le patient.
Pour éviter que le même problème ne se répète, le centre radiothérapeutique concerné a pris les mesures correctives suivantes : Plus d'infos...
- un contrôle minutieux de la position du patient sur l'appareil par rapport aux indications figurant sur sa fiche ;
- un contrôle minutieux de la correspondance entre le champ lumineux et le marquage sur la peau du patient avant le début de la fraction d'irradiation ;
- l'ajout d'une photo du patient en position d'irradiation dans la fiche du patient, surtout si le patient doit adopter une position qui s'écarte de la position habituelle.
Résumé des déclarations d'événements en 2010
Incident d'irradiation
Par le biais du formulaire de notification disponible sur son site web, l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire a été informée le 23 juin 2010 d'un incident d'irradiation lors duquel les champs AP/PA destinés à un patient ont été appliqués à un autre patient qui avait déjà reçu la dose qui lui était prescrite dans le cadre d'une fraction de son traitement.
Etant donné que les champs d'irradiation sont relativement similaires et que l'erreur ne concerne qu'une seule fraction, le médecin traitant estime que l'incident n'aura aucune incidence sur la santé du patient en question, ni sur l'efficacité de son traitement complet.
Pour éviter que cette erreur ne se reproduise, la procédure interne a été modifiée : chaque patient qui pénètre dans le bunker doit communiquer ses nom et prénom à l'infirmier dans le bunker. Cet infirmier vérifie ensuite le nom sur la fiche d'irradiation. L'infirmier qui tourne la clef de la console à l'extérieur du bunker doit préalablement à toute irradiation demander le nom du patient couché sur la table à l'infirmier qui sort du bunker.
Inversion de cartouches d'I-125
En outre, l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (l'AFMPS) a informé l'AFCN le 2 juillet 2010 d'un incident impliquant un dispositif médical et plus spécifiquement des grains d'I-125 utilisés dans le cadre de la brachythérapie du carcinome de la prostate.
Au terme d'une implantation, il fut constaté que les huit derniers grains implantés n'avaient pas l'activité attendue. Une différence fut constatée entre l'information sur une cartouche et le certificat d'accompagnement. Les grains avaient une activité supérieure à celle renseignée sur le certificat et ils étaient d'un type différent.
La société concernée a été contactée et une analyse a révélé que deux cartouches correctement étiquetées avaient été inversées et placées dans la mauvaise boîte. La notification de l'incident a permis de repérer à temps la seconde cartouche avant son envoi au client.
En réponse à cet incident, la société organisera un audit interne de ses processus de production et une formation destinée au personnel affecté à la production. Au niveau des hôpitaux, les cartouches seront désormais contrôlées et comparées avec le certificat avant d'être utilisées.
Résumé des déclarations d'événements en 2009
Incident d'irradiation
Grâce à la fonction ‘formulaire de notification d'incident' sur son site web, l'Agence a été informée, le 11 septembre, d'un incident lors duquel un patient a reçu, dans le cadre d'une fraction de son traitement radiothérapeutique, une dose destinée à un autre patient portant le même nom de famille. Un traitement radiothérapeutique se compose généralement de plusieurs dizaines de fractions d'irradiation de la tumeur. Le fractionnement de la dose et la fréquence des fractions sont adaptés de manière à détruire au maximum la tumeur tout en endommageant le moins possible les tissus environnants.
Etant donné que l'appareil était correctement positionné, que le volume d'irradiation était relativement identique et que l'erreur s'est limitée à une seule fraction du traitement, les médecins traitants estiment que l'on ne doit s'attendre à aucune incidence sur la santé du patient ou sur l'efficacité du traitement complet.
Dans le secteur des soins de santé, l'identification du patient reste en général un maillon faible de la chaîne de soins. Le secteur radiothérapeutique, en particulier, est confronté au problème du pilotage des appareils lorsque le planning du traitement d'un patient est transmis. L'établissement hospitalier concerné étudie la possibilité de piloter automatiquement les appareils sur base de la carte d'identité électronique ou de la carte SIS du patient.
En concertation avec l'AFMPS, l'autorité compétente en matière de dispositifs médicaux, l'Agence incitera les producteurs de ces appareils à garantir l'efficacité des systèmes d'identification préalable.
Cette démarche est motivée par la préoccupation concernant l'impact que peut avoir une inversion potentielle de patients sur le plan de leur radioprotection et donc de leur santé.
Perte de 3 fils d'iridium 192
Le 7 juillet à 17h, l'AFCN a reçu une notification émanant de l'organisme de contrôle agréé CONTROLATOM selon laquelle 3 fils d'iridium 192 ont disparu après utilisation à un hôpital à Bruxelles. L'iridium 192 est utilisé pour le traitement local de haute précision de certains cancers. L'iridium est contenu dans un fil souple en platine de 5 cm de long et de 0,3 mm de diamètre. Un fil peut engendrer un risque local s'il est maintenu sur le corps pendant un certain temps. La demi-vie de l'iridium192 est de 74 jours.
Pour l'heure, l'enquête menée par le service interne de protection radiologique de l'hôpital concerné n'a donné aucun résultat.
Outre cette enquête interne, une équipe de l'AFCN examine aussi d'autres pistes. Il est notamment possible que les fils d'iridium aient abouti dans le circuit des déchets. Un hôpital produit principalement deux types de déchets : les déchets médicaux à risque et les autres déchets.
Dans le premier cas, les déchets sont enlevés par un collecteur agréé et évacués vers un incinérateur spécialisé (IPALLE à Thumaide). Cette installation dispose d'un portique de détection, c'est-à-dire d'un point de mesure fixe contrôlant la radioactivité de tous les chargements entrants. Jusqu'à présent, aucune présence des fils d'iridium n'a été détectée.
Dans le second cas étudié, celui des autres déchets de l'hôpital, ceux-ci sont dirigés vers l'incinérateur de Neder-over-Heembeek.
Par mesure de prudence, ce dernier n'étant pas équipé de portique fixe de détection, l'AFCN évalue les mesures à prendre avec les responsables de l'installation.
Cependant, même si les fils étaient arrivés dans cette installation d'incinération, ils ne constituent toutefois pas un risque pour les employés et l'environnement.
Perte d'un fil d'Iridium-192
L'Agence fédérale de Contrôle nucléaire a été informée de la perte d'un fil d'Iridium-192 constatée dans un établissement hospitalier équipé de chambres de traitement par curiethérapie.
Le traitement d'un patient effectué à l'aide de fils d'Iridium-192 en application cutanée s'est terminé au cours d'un week-end. Ce patient a ensuite subi des mesures de vérification en présence du conteneur de plomb renfermant les aiguilles et les fils d'Iridium-192. Lors de la démobilisation du patient les aiguilles n'ont pas été mesurées individuellement. La chambre d'hospitalisation a, quant à elle, été vérifiée à la sortie du patient, le conteneur de plomb a été retiré, aucune contamination n'était présente.
Cependant, lorsque les fils d'Iridium ont été retirés des aiguilles trois jours plus tard, l'hôpital a constaté qu'il manquait un fil. Malgré des recherches intensives au sein de l'établissement et au domicile du patient, le fil n'a pu être retrouvé.
Dans un souci d'éviter que tout incident similaire ne se reproduise, il est recommandé de:
- revoir d'un œil critique les procédures internes en la matière : le patient, la chambre d'hospitalisation et les porte-sources doivent être mesurés individuellement et le plus rapidement possible après la fin du traitement ;
- revoir la formation du personnel concerné : les procédures relatives au contrôle des sources radioactives et au fonctionnement de l'appareil de mesure de présence de source (ou de contamination) doivent être connues, maîtrisées et périodiquement répétées.
Événement impliquant l'application de petites sources radioactives
Par l'entremise de notre formulaire de notification d'incident on-line, nous avons reçu une notification nous faisant part d'un événement survenu dans un service de radiothérapie. Il s'agit de l'inversion de 2 lots de grains d'I-125. Ces petites sources sont utilisées lors d'applications qui consistent en l'utilisation externe de petites sources par supports dans le cadre du traitement de tumeurs. Un patient a été impliqué. Selon le radiothérapeute traitant, l'événement n'aurait aucun effet clinique pour le patient concerné.
Résumé des déclarations d'événements en 2008
Dans le cadre de la réglementation sur les ‘dispositifs médicaux' (AR du 18 mars 1999), l'AFCN a traité en 2008 une centaine de rapports de ‘vigilance' relatifs à des événements qui impliquent des dispositifs ou des substances émettant ou destinés à émettre des rayonnements ionisants et qui pourraient ou auraient pu entraîner la mort ou une grave détérioration de l'état de santé d'un patient ou d'un utilisateur.
Parmi ces rapports, 40 concernaient des événements en radiothérapie et plus précisément des problèmes en rapport avec les éléments suivants :
Treatment planning software : 14
Accessoires d'accélérateurs linéaires (table, applicateurs d'électrons, coins, ...) : 7
Simulateurs : 5
Brachythérapie: 4
Tomothérapie: 3
Systèmes R&V : 3
IORT : 2
Cyberknife : 1
GammaKnife : 1
Parmi ces 40 événements, cinq ont été directement déclarés à l'AFCN par des utilisateurs belges et trois se sont réellement produits sur le sol belge. Les deux autres concernaient des événements survenus dans des centres de radiothérapie français.
Un centre de radiothérapie belge a déclaré un incident d'irradiation impliquant un afterloader PDR. Un court-circuit survenu au niveau du convertisseur DC/DC du panneau multifonctions lors d'une impulsion a entraîné une panne du circuit de sauvegarde de l'appareil PDR : la source d'Iridium n'a pas immédiatement été retirée et aucune alarme ni code d'erreur n'a été généré. Une reconstitution des différents scénarii (best and worst case) a cependant montré que les conséquences cliniques pour le patient étaient minimes.
L'AFCN a communiqué cet incident par écrit et de manière totalement anonyme aux 4 services de radiothérapie équipés d'un appareil identique. Il leur a également été proposé de revoir, en fonction de l'incident, leurs procédures de secours ainsi que la formation du personnel concerné. L'AFCN a ensuite informé les autres services de radiothérapie susceptibles de posséder un appareil similaire provenant d'un autre fabricant.
Un autre centre a notifié 2 incidents impliquant des grains d'I-125 lors d'un traitement de la prostate par brachythérapie. Un grain d'I-125 semble s'être cassé après qu'une cartouche contenant des grains se soit bloquée dans un applicateur et ait été retirée avec beaucoup de difficulté. La cartouche et l'applicateur présentaient une contamination évidente tout comme les mains des personnes qui les avaient manipulés. Il s'est par la suite avéré que des incidents similaires s'étaient également produits à l'étranger. L'entreprise concernée a entre-temps définitivement cessé ses activités de production de grains d'I-125.
Suivi des tables rondes en radiothérapie
Dans le prolongement de la table ronde ‘radiothérapie' organisée en octobre 2007 suite à une série d'incidents d'irradiation survenus en Belgique et à l'étranger, un groupe de travail multidisciplinaire baptisé ‘Assurance Qualité en Radiothérapie' a été créé sur proposition de l'AFCN en vue d'élaborer des initiatives destinées à améliorer la qualité en insistant sur la prévention des incidents et des accidents.
Le groupe de travail a dégagé un consensus sur trois points d'action, dont l'instauration d'un audit triennal de dosimétrie externe des appareils d'irradiation externe dans tous les centres radiothérapeutiques belges. Un deuxième point d'action consistait à instaurer, dans tous les services de radiothérapie, un système interne d'enregistrement et d'analyse des (nombreux petits) incidents et presqu'incidents. Enfin, le troisième point d'action concernait la mise en place progressive d'un système de gestion de la qualité (SGQ) adapté à l'environnement de la radiothérapie au sein des services de radiothérapie et, par corollaire, l'organisation d'audits cliniques.
Etat des lieux :
1. L'AFCN s'était engagée à financer les premiers audits de dosimétrie (2009, 2010, 2011) et le cahier des charges a été publié en octobre 2008. Le marché a été attribué au projet “BELdART” (Belgian Dosimetry Audits in Radiotherapy), un partenariat entre le Nucleair Technologisch Centrum (NuTeC) de la XIOS Hogeschool Limburg, le Collège des Médecins en Radiothérapie et la Société Belge des Physiciens d'Hôpitaux (SBPH). Le projet BELdART a officiellement été lancé le 1er février 2009. Tous les appareils actuels devraient avoir subi un contrôle dosimétrique pour la fin de l'année 2011.
2. Le secteur de la radiothérapie s'est engagé, par le biais du Collège des Médecins, à créer une base de données nationale pour l'enregistrement sur base volontaire des (presqu')incidents et pour l'échange d'informations sur leurs causes et conséquences. De la sorte, l'expérience acquise localement au sein d'un service radiothérapeutique pourra être partagée avec l'ensemble du secteur. Cette base de données servira également à des fins de statistiques et de benchmarking. Au final, le choix s'est porté sur la plateforme PRISMA-RT de l'entreprise Adheco. Le système sera installé dans les cinq premiers services de RT en fin d'année 2011. Cinq autres services suivront au début de 2012, jusqu'à ce que tous les 25 services radiothérapeutiques soient connectés au réseau. L'entreprise Adheco doit encore vérifier dans quelle mesure d'autres systèmes internes d'enregistrement déjà existants (du genre Intranet et Infoland) peuvent être intégrés au réseau PRISMA.
3. Entre octobre et décembre 2011, les cinq premiers services de radiothérapie qui ont mis en oeuvre un SGQ feront l'objet d'un audit clinique. Les équipes qui réaliseront ces audits présenteront un caractère multidisciplinaire (médecin, physiciens, infirmiers). La méthodologie suivie sera la méthode QART (Quality Audits in RadioTherapy) de l'AIEA. Le template utilisé pour le rapport sera également le template correspondant de l'AIEA.
Résumé des obligations réglementaires
- Autorisation pour l'utilisation d'appareils et de radionucléides à des fins radiothérapeutiques
- Formation continue
- Auxiliaires
- Assistance de l'expert en radiophysique médicale
Autorisation pour l'utilisation d'appareils et de radionucléides à des fins radiothérapeutiques (art. 53.3.4)
Les appareils et les radionucléides peuvent uniquement être utilisés à des fins radiothérapeutiques par les détenteurs du diplôme légal de docteur en médecine, chirurgie et accouchements ou du grade de médecin pour autant qu'ils soient autorisés à cet effet par l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire.
Les médecins spécialistes en radiothérapie qui utilisent des appareils ou détiennent et utilisent des radionucléides à des fins médicales et qui ne possèdent encore aucune autorisation à cet effet doivent introduire une demande écrite auprès du service « Protection de la Santé » du département « Santé et Environnement » de l'AFCN.
La demande d'autorisation doit comporter tous les documents et informations requis par l'AFCN. Une liste de ces documents et informations figure dans le formulaire d'informations destiné au demandeur d'une autorisation pour l'utilisation d'appareils et de radionucléides à des fins radiothérapeutiques
.
Les autorisations délivrées jadis par le Ministère des Affaires sociales, de la Santé publique et de l'Environnement restent valables.
L'autorisation n'est accordée qu'à des médecins spécialistes pouvant produire un diplôme, un certificat ou une attestation dont il ressort qu'ils ont suivi une formation de niveau universitaire comportant au moins 120 heures de théorie et 80 heures de pratique, portant sur la physique nucléaire, les méthodes de mesure de rayonnements, la radiochimie, la radioprotection, la législation en radioprotection, la radiotoxicologie, la radiobiologie et la dosimétrie en radiothérapie et qu'ils ont subi avec succès un contrôle de connaissances.
La compétence du demandeur dans le domaine de la radioprotection et de disciplines connexes fait l'objet d'un avis du Jury médical établi à l'art. 54.9.
Formation continue (art 53.1)
Les radiothérapeutes autorisés sont tenus de maintenir à niveau et de perfectionner leurs connaissances et leurs compétences dans le domaine de la radioprotection en suivant une formation continue de niveau universitaire.
Les critères de cette formation continue de niveau universitaire (nombre d'heures, matières...) seront définis en concertation avec le secteur et ils s'inscriront dans le cadre d'une révision plus globale de la réglementation. Par ailleurs, ces critères seront adaptés autant que possible à des systèmes d'agrément et d'accréditation déjà en place, dans un souci de simplification administrative et de cohérence au niveau des exigences posées par les différentes autorités.
En attendant que ces exigences soient formellement ancrées dans la réglementation, l'AFCN agira avec pragmatisme à l'égard des médecins qui possèdent soit une autorisation à durée indéterminée, soit une autorisation d'une durée de validité de 10 ans qui a expiré ou qui expire prochainement.
En concertation avec le Jury médical, un modèle de rapport d'activités
a été défini et doit être utilisé dans le cadre de la demande introduite en vue de conserver ou de prolonger une autorisation. Le Jury médical rendra ensuite un avis sur la qualité du rapport d'activités.
Auxiliaires (art. 53.2)
Les infirmiers(ères), paramédicaux et personnes assimilées ne peuvent manipuler des appareils et radionucléides à des fins radiothérapeutiques que sur instructions et sous la surveillance et la responsabilité effectives des radiothérapeutes qui possèdent une autorisation pour l'utilisation d'appareils et de radionucléides à des fins radiothérapeutiques.
L'exploitant de l'établissement veille à ce que les « auxiliaires » aient reçu une formation qui correspond à leur activité professionnelle et suivent une formation continue dans la matière concernée. Pour de plus amples informations, cliquez sur le lien suivant.
Assistance de l'expert en radiophysique médicale (art. 51.7)
L'exploitant d'un établissement comprenant des installations de radiothérapie veille à disposer de l'assistance d'un expert agréé en radiophysique médicale pour l'organisation et la mise en œuvre des mesures nécessaires pour assurer la radioprotection du patient et le contrôle de la qualité des appareils.
En particulier, dans chaque service de radiothérapie, la présence d'au moins un expert en radiophysique médicale, compétent dans la matière concernée, est requise à temps plein.
En ce qui concerne la possibilité de rappeler un expert agréé en radiothérapie en dehors des heures d'ouverture du service et la présence d'un expert agréé sur un site satellite d'un service de radiothérapie, le Jury médical a rendu l'avis suivant (séance du 25 septembre 2008)
« Le Jury estime que tout service de radiothérapie est responsable pour garantir la qualité des soins aux patients. Le service doit donc toujours faire en sorte qu'il puisse rappeler un expert agréé en radiophysique médicale lorsque les circonstances l'exigent et que celui-ci puisse être rapidement sur place et puisse prendre les mesures adéquates pour garantir la radioprotection du patient. »
L'expert agréé en radiophysique médicale doit recevoir de l'exploitant de l'établissement médical les moyens nécessaires pour:
- mener sa mission à bien et avec la qualité requise ;
- partager son expérience avec ses collègues experts ;
- maintenir à jour ses connaissances et compétences et se perfectionner dans le cadre d'une formation continue de niveau universitaire.
Les coordonnées des experts agréés en radiophysique médicale figurent dans la Liste Radiothérapie.
Le laboratoire de dosimétrie standard de Gand
Le laboratoire de dosimétrie standard de l'Université de Gand (LSDG) sera à nouveau opérationnel à partir du 1er juillet 2009 grâce à une collaboration SCK-CEN, l'Université de Gand et l'AFCN.
Les calibrages seront effectués par un expert du service Dosimétrie et Calibrage du SCK.CEN qui sera également responsable de l'entretien et des développements futurs du laboratoire. L'infrastructure du laboratoire sera comme d'habitude fournie par l'Université de Gand.
Laboratory for Nuclear Calibrations Gent (LNK Gent)
Proeftuinstraat 86, Gent
Radiation Protection Dosimetry and Calibrations expert group (RDC)
SCK-CEN (Studiecentrum vor Kernenergie - Centre d'Etude de l'Energie Nucleaire)
GKD building
Boeretang 200 - B-2400 Mol
contact:
Dr. Liviu-Cristian Mihailescu – responsible LSDG
Dr. Filip Vanhavere – head of expert group RD
Tel. office : +32 14 33 23 89
e-mail: lmihaile@sckcen.be
e-mail: nuclear.calibrations@sckcen.be - http://www.sckcen.be/
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| 13/10/2011 - 10:23 |


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